Guillaume DE TONQUEDEC
Théâtre - 1992
L'école des femmes
de Molière
Mise en scène de Jean-Luc Boutté

 

1992 - L'école des femmes - de Molière - Mise en scène de Jean-Luc Boutté

Théâtre des Célestins de Lyon - Reprise au Théâtre des Arts-Hébertot - Décor et costumes de Louis Bercut

Avec Jacques Weber (Arnolphe), Isabelle Carré (Agnès), Guillaume de Tonquedec (Horace), Bernard Belin, André Chaumeau, Jacques Connort, Hugues Martel, Philippe Bouclet, André Taisny, Paulette Frantz et Gérard Touratier

 

Le sujet :

Un barbon, Arnolphe, qui veut être appelé M. de la Souche, a fait élever à la campagne sa pupille, Agnès, de manière à la maintenir dans la naïveté la plus complète, pour trouver en elle une épouse fidèle et parfaitement soumise à ses volontés.

Mais le jeune Horace, fils d'un de ses amis, vient lui dire son inclination pour une charmante jeune fille qu'il a seulement aperçue, car elle est cloîtrée par un certain M. de la Souche.

Arnolphe, inquiet, écoute le récit de la scène par la naïve Agnès qu'il met en garde. Il l'invite à chasser le galant s'il revient, et décide de hâter le mariage. Prenant une précaution supplémentaire, il fait à sa pupille un sermon sur les commandements du mariage et l'effraie en évoquant le sort des femmes infidèles, promises à l'enfer.

Horace revient ingénuement lire à Arnolphe la tendre lettre qu'Agnès lui a adressée, en feignant de lui lancer un «grès».

Le jeune homme fait part au barbon de son projet d'enlever la belle durant la nuit, ce qui pousse Arnolphe à préparer le contrat de mariage et à organiser un guet-apens avec l'aide de ses domestiques.

Horace, surpris et légèrement blessé lors de sa tentative, fait le mort. Agnès le rejoint, mais le jeune homme, soucieux de ne pas la compromettre, la confie à Arnolphe dont il ignore toujours le double nom. Malgré les menaces et les prières de son tuteur, la jeune fille a ouvert les yeux et n'entend épouser qu'Horace. Heureusement, le retour d'Amérique, à point nommé, du père d'Agnès remet tout en ordre et les amoureux peuvent s'unir.

 

Commentaire de Michel COURNOT dans Le Monde du 13 octobre 1992

"Jacques Weber nous donne, en Arnolphe, un vrai festival. Présence poignante, ruptures incessantes d'expressions profondes, aucune insistance sur rien, une «fraîcheur de douleur» si l'on peut dire.

Les deux gardiens d'Agnès, Gorgette et Alain, appartiennent, eux aussi, aux réussites de Jean Luc Boutté : Paulette Frantz et André Chaumeau sont, parfaits, très nature, très stylisés, très sincères, très rusés.

Bernard Belin (notaire) est excellent aussi.

Isabelle Carré charmante dans le rôle d'Agnès, qui passe pour le seul rôle du répertoire qu'aucune comédienne, si gauche ou inexperte soit-elle ne peut manquer.

Le décor de Louis Bercut, une mini-place entre trois maisons, n'essaie pas de tromper l'optique de la scène extrêmement étroite, du Théâtre Hébertot, environ 7 mètres d'ouverture, alors que les publics sont habitués à présent à des scènes de 20 mètres d'ouverture ou plus. Ce petit terrain surprend au début, puis l'art des acteurs prend le dessus".

 

Note :
Le metteur en scène Jean-Luc Boutté a disparu en 1995, à l'âge de 48 ans.



 

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